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(C) Vignerons Indépendants 2025 - L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Depuis plusieurs années, Vignerons Indépendants de France intervient auprès des pouvoirs publics français et européens pour préserver la possibilité de l'utiliser tout en accompagnant l'évolution de ses conditions d'emploi.
Dès 2017, Vignerons Indépendants de France se mobilise dans le cadre de la réévaluation européenne du cuivre.
La Confédération défend alors le maintien d'un niveau d'utilisation permettant aux vignerons de protéger efficacement leurs cultures, notamment lors des années de forte pression du mildiou.
Elle intervient avec la CEVI, auprès des autorités françaises et européennes, pour défendre le maintien du cuivre et la possibilité de lisser les quantités utilisées entre plusieurs campagnes afin de tenir compte des différences de pression sanitaire d'une année à l'autre.
La réhomologation européenne du cuivre constitue une étape majeure.
À l'issue des discussions européennes, son utilisation est renouvelée avec un plafond de 4 kg par hectare et par an en moyenne, avec possibilité de lissage.
Pour les Vignerons Indépendants, le maintien de cette solution constitue un enjeu majeur : il s'agit de permettre aux domaines de disposer des moyens nécessaires pour protéger leur récolte tout en poursuivant l'évolution de leurs pratiques.
Le cuivre reste aujourd'hui l'un des principaux moyens de lutte contre le mildiou autorisés en Agriculture Biologique.
Son maintien représente donc un enjeu agronomique mais également économique pour les exploitations engagées.
Avec près de 47 % des adhérents Vignerons Indépendants certifiés Bio ou en conversion en 2023, les conditions d'utilisation du cuivre concernent directement une part importante du réseau.
À l'été 2025, la situation évolue fortement avec le retrait de nombreuses autorisations de mise sur le marché de produits à base de cuivre.
Deux solutions demeurent alors autorisées : Héliocuivre et Champ Flo Ampli.
Cette situation ne résulte pas d'une remise en cause de l'efficacité du cuivre contre le mildiou mais notamment de l'évolution de l'évaluation du risque pour les travailleurs.
La question des équipements de protection individuelle devient ainsi un élément déterminant pour l'avenir des autorisations.
La Confédération poursuit sa mobilisation afin que l'évaluation réglementaire puisse prendre en compte des équipements de protection réellement adaptés au travail dans les vignes.
L'enjeu est de concilier deux impératifs : assurer la protection des travailleurs et permettre aux domaines de disposer de solutions utilisables dans des conditions réalistes sur le terrain.
Cette question concerne notamment la reconnaissance des gants répondant à la norme ISO 18889 classe GR, conçus pour la protection des opérateurs lors de travaux exposant aux produits phytopharmaceutiques.
Face aux conséquences des retraits d'autorisations de mise sur le marché, la mobilisation devient également juridique.
La Confédération intervient pour défendre le maintien de solutions à base de cuivre et soutenir les démarches visant à contester certaines décisions de retrait.
Le 31 mars 2026, le tribunal administratif de Melun prononce la suspension partielle de décisions concernant plusieurs produits à base de cuivre : Funguran OH, Funguran-OH 300 SC, Kocide Opti et Kocide 2000.
L'ANSES forme un pourvoi en cassation le 14 avril 2026.
Cette action illustre la détermination de Vignerons Indépendants de France à utiliser les différents leviers disponibles — techniques, réglementaires, politiques et juridiques — pour défendre les moyens de protection nécessaires aux domaines.
La question du cuivre dépasse la seule disponibilité d'un produit phytosanitaire.
Elle touche directement à la capacité des domaines à protéger leur récolte face au mildiou, à maintenir la viabilité économique de leurs exploitations et, pour de nombreux vignerons, à poursuivre leur engagement en Agriculture Biologique.
Une expertise socio-économique publiée par l'ANSES en juin 2025 a notamment mis en évidence l'impact économique majeur que pourrait entraîner une stratégie sans cuivre.
Depuis 2017, Vignerons Indépendants de France intervient pour que les évolutions réglementaires concernant le cuivre prennent en compte les réalités agronomiques et économiques des exploitations.
Réhomologation européenne, niveaux d'utilisation, lissage, autorisations de mise sur le marché, protection des travailleurs, équipements de protection et contentieux : la Confédération agit dans la durée pour préserver les moyens permettant aux vignerons de protéger leurs cultures.
L'objectif reste le même : permettre aux domaines de poursuivre l'évolution de leurs pratiques tout en conservant les solutions indispensables à la protection de la vigne et à la pérennité de leurs exploitations.
Contenu publié par Vignerons Indépendants de France.
Publié en août 2026 – Dernière mise à jour : 14 août 2026.